Somewhere over the rainbow

dimanche 13 mars 2016

Welcome back to the States!

6h03, depart de chez Alice en direction de l’aéroport, bien decide à être en avance et ne pas avoir à courir dans l’aéroport comme je le fais habituellement. Enregistrement du baggage, petit déjeuner en compagnie d’Adrian qui m’a accompagné jusque là, puis security check et embarquement. C’est parti pour 9 heures et 9 minutes d’avion.
De quoi s'occuper pour le trajet... En compagnie de Mr Badger!


14h32, arrivée à l’aéroport de Cincinatti dans le Kentucky. Les Américains ont leur façon bien à eux de vous accueillir dans leur pays… Interrogatoire poussé à la douane pour être sure que je ne viens pas me marier clandestinement, m’inscrire en doctorat ou encore chercher un job afin de m’installer définitivement aux Etats-Unis. Bien sure ils ont aussi retenus ma valise en otage et m’ont offert le plaisir de courir dans l’aéroport à Cincinatti pour avoir ma correspondence vers Charlotte. Bref, après ces quelques péripéties plutôt habituelles finalement je me retrouve à Charlotte où je prends la navette en direction de Boone, North Carolina où je dois retrouver Brian chez qui je vais loger pour les trois prochains mois.
Charlotte, ou du moins le peu que j'en ai vu: the shuttle station

Après une journée de presque 24h j’ai du mal à ne pas m’endormir face au chauffeur bavard, un adorable monsieur d’une soixantaine d’années qui arrondit ses fins de mois grâce à ces trajets. Il connait bien la region et me fait une visite des principaux magasins et lieux de divertissements du coin. Je retiens quelques noms en me disant que j’y reviendrai pendant mon séjour. Finalement il me dépose sur le campus de l’université, the Appalachian State University, où Brian m’attend. Pour la bonne réputation des français je lui laisse un pourboire et le remercie bien de sa gentillesse.
22h14, me voici dans ma nouvelle maison, charmante avec un petit jardin derrière à l’américaine. Mais à cette heure il fait noir, il faudra attendre demain pour vraiment découvrir la ville et prendre quelques photos..!
Ce voyage est organisé dans le cadre d’un stage sur les perceptions des changements environnementaux et plus précisément l’influence des activités récréatives sur ces perceptions. En d’autres termes je vais passer trois mois avec VTTistes, grimpeurs, randonneurs, pêcheurs pour comprendre les interactions avec l’environnement. Je sais, dit comme ça on ne peut que me plaindre, surtout que je n’aime pas vraiment les activités de pleine nature… Bref, cet aparté ironique cache mal la hâte que j’ai de commencer à travailler. Promis, je commence demain !




The Dicton du Jour : Si tu veux voyager ne te limite pas au plan A, ça n’est pas un hasard si il y a 25 autres lettres dans l’alphabet.

dimanche 31 janvier 2016

Paris ici, Paris maintenant !

Paris ou la capitale de toutes les aventures,

car il n'y a pas des aventures que lorsque l'on part à des centaines et des centaines de kilomètres de chez soi. Et après tout, où est-on chez soi, où est-on ailleurs ? Comme j'aime le dire et le répéter, je suis chez moi là où se trouve mon coeur et celui ci j'en suis sûre n'a jamais quitté ma poitrine et voyage au rythme de mes aventures. Alors oui, un article sur Paris s'impose. 
Mes étés je les réserve jusque là au Sud de la France, Valence ou plus précisément Guilherand-Granges où j'aime aller chez mes parents respirer l'air frais à côté des montagnes, au coeur des forêts et pas si loin de la mer. Mais dès que la rentrée approche je repart en vadrouille ici ou ailleurs et pour la deuxième année je me dirige vers la capitale française, turbulente et éclairée. Cette rentrée n'est pas n'importe quelle rentrée, c'est peut-être ma dernière rentrée des classes car je termine mon master et je compte donc bien profiter de Paris !


La vie à Paris c'est cher, surtout quand on est étudiant, mais c'est bien plus que ça !
"- Et c'est bien ça comme situation étudiant ?
 - Vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi si je devais résumer ma vie aujourd'hui avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres, des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi."
Oui, en somme Paris c'est avant tout des rencontres, des rues, des vélibs, un tour en ferraille, deux trois monuments et beaucoup de fou-rires. Petit aperçu en photos (merci @Adrian).

Montmartre en haut de sa colline
Madame Eiffel
Sous les ponts
Une balade à vélib'

Le Charme de Paris sous la bruine

Après la pluie, les flaques !


 













Séance photos improvisée après un repas au Chinois rue Saint Jacques avec mon Bolivien préféré, Adrian ! La tour Eiffel éclairée en vert aux couleurs de la COP21.














Et puis les visites des amis, Celina de Berkeley dans les jardins du quai Branly...





Lucile de Berkeley sur les quais de Javel André Citroen...


Adrian et Alexandra les grimpeurs de Paris au sommet du centre Pompidou avec les bonnets !


 Paris c'est ça, et plus encore mais il y a des choses qu'on ne voit pas sur les photos. Comme dans tous les voyages il y a plus que des photos, il y a la magie des rencontres, la magie des amis... Ici, c'est la magie de Paris !

The Dicton du Jour : Si tu vas à Paris et que tu sors la nuit après une longue journée, de belles rencontres tu fera si tu ne garde pas tes yeux et ton coeur fermés.

dimanche 10 mai 2015

As tu souffert de la chaleur ? Au contraire, j'en ai rempli mon coeur !

Et voilà c’est déjà fini le Burkina… En tout cas pour cette fois ! Le retour c'est toujours la partie la plus délicate dans un voyage, lorsque l'on flotte encore entre deux endroits : on voudrait ne jamais être partis et on est heureux d'être rentré. Pour faire face, rien de tel que d'en parler, de partager un ailleurs qui, hier encore, était son "ici"... Un petit bilan s’impose donc, voici un échantillon varié de ce que j’ai pu apprendre durant ces 3 mois.

J’ai appris à :

Danser l’Azonto, représentation devant près de 3 000 personnes à Rimkiéta la veille de mon départ… Gros succès !
- Manger avec les doigts sans s’en mettre de partout, un jeu d’enfant !
- Parler et comprendre quelques mots de Mooré
- Improviser des discours en freestyle
- Faire de la pâte à choux, des pancakes, du tian… Merci Sarah !
Travailler sous 40°c (et ça c’est pas de la tarte)
- Conduire une P50 sur les « routes » de Rimkiéta
- Ne pas s’attacher à un programme fixe, tout change sans arrêt il faut s’adapter
Me conduire en accord avec la culture Burkinabé, soit notamment ne pas faire remarquer aux hommes qu’ils ont besoin des femmes et être conscient que toute invitation est financière… Mais aussi donner des nouvelles régulièrement, rigoler, boire le thé, boire la bière, manger du poulet au maquis, et plus si affinité !
- J’en passe et des meilleures !!

Merci pour ça et bien plus encore, tout particulièrement à Sarah, complice de crime, Sylvain, camarade de maquis, Denis, faiseur de thé officiel, Rosalie, ma maman Burkinabé, Tall, roi de l’impro et le reste de l’équipe de la MJCA, Maison des Jeunes, des Cultures et des Associations, de Rimkiéta.

Bonne arrivée en France !


The Dictons du Jour : Passer 3 mois au Burkina, épanoui(e ) tu reviendras !

mardi 5 mai 2015

Un marathon d'évènements

 Les dernières semaines de mon séjour à Rimkiéta ont été chargées, et pour cause 7 jours pour les Universités des Thés suivis de la préparation des 2 jours de fête de quartier qui s’est terminée la veille de mon départ !

A la demande des femmes du Centre d’Education de Base Non Formelle (Cebnf) de l’association  la semaine des Universités des Thés a été organisée. Une semaine dédiée aux femmes sur le thème de l’autonomisation de la femme avec des conférences le matin, des ateliers de théâtre et de journalisme l’après midi et deux soirs consacrés à des projections débats. Cette semaine bien remplie a permis de sensibiliser et renseigner les femmes venant en nombre aux conférences ! En conclusion, voici une très belle semaine clôturée le dimanche avec la restitution des ateliers et la remise des diplômes d’alphabétisation aux femmes du Cebnf. Les Universités des Thés 2015 ont ouvert la porte à de nombreuses éditions futures !

Conférence sur le tissage et la teinture
L'intervenant sur le tissage

Concours de dictée/lecture en Mooré

L'atelier de théâtre

Le tout dans la joie et la bonne humeur
Sous l'oeil bienveillant de Maman Rosalie


Le grin des femmes
Détente autour d'un thé, ou d'un café avec des petits sablés

Après cette semaine éprouvante nous commençons les préparatifs pour la fête de quartier. Habituellement organisée au moment de Pâques pendant 4 jours, cette année la fête a bien failli ne pas avoir lieu et c’est finalement les 1 et 2 mai que Rimkiéta’arts se met en place ! Réunions d’équipe, envoie d’invitations, location de matériel, décoration du site… Du lundi au jeudi soir tout le monde s’active à la bonne réussite de l’évènement. J’ai décidé de mettre mon travail universitaire de côté pour jouer au joker et aider à droite à gauche. Résultat, malgré les ampoules plein les mains, les poteaux portant les fanions et les barrières de pneus sont installés, les tentes montées, la fête peut commencer !

Les enfants en train de jouer sur le site de la fête

 Le premier soir il y a la parade des enfants des ateliers artistiques et des écoles qui défilent joyeusement en brandissant leurs banderoles. S’ensuit l’inauguration, une réussite parait il, mais mon rôle à l’accueil des invités m’empêche de suivre le spectacle et ça n’est qu’une fois tout le monde arrivé que je peux m’approcher de la scène… Avant d’être réquisitionnée pour le ravitaillement sécurité. Ce soir là commence par les spectacles des enfants avant les prestations adultes, essentiellement du playback.

Mise en place de la parade

Prêts, feu, GOOO !

Musiciens et marionnettistes accompagnent la parade. De leur côté les enfants chantent à tue tête !
Le cortège soulève une impressionnante montagne de poussière, mieux vaut un foulard pour s'en protéger.
J’ai beaucoup plus profité du deuxième soir, les enfants des ateliers avaient tous préparer un petit spectacle après quoi les membres de la MJCA ont proposé un spectacle surprise : nous avons préparé une petite chorégraphie qui aura un franc succès. Et oui, c’est pas tous les jours qu’on voit danser des nasara !! Avec cela nous ouvrons la scène adulte avec des musiciens, des marionnettistes, des humoristes, des chanteurs et le parrain Bill Aka Kora en live, un des meilleurs artistes du Burkina Faso… Excellente soirée qui a duré jusqu’aux 3h du matin parce que bien sûre des artistes surprises sont venus proposer des spectacles en cours de soirée, une occasion en or pour se faire repérer !

Modeste et Tall à l'animation
Les enfants du dessin présentent le travail en histoire



L'équipe MJCA sur scène !
Côté adulte, musique traditionnelle


Danse et marionnettes

Playback

Et encore playback jusqu'à...
Bill Aka Kora en pleine prestation !


The Dicton du Jour : Il n'y a pas d'endroit ni d'heure pour la bonne humeur !


mardi 21 avril 2015

Ya Boin ? Ya Boin ? Ya Boin Boin Boin ?

La semaine passée a été l’occasion pour moi de terminer de rassembler mes données pour mon mémoire (parce que ça n’en a peut être pas l’air mais je travaille !). L’une des choses merveilleuses ici c’est la disponibilité des gens et la facilité avec laquelle on peut obtenir un rendez-vous avec des inspecteurs, directeurs généraux de services, ministères… Et il faut dire que la période de transition politique que traverse le pays après la démission forcée de Blaise Compaoré facilite certaines démarches. Malgré des semaines bien chargées, une fois le weekend arrivé il faut aussi penser à se détendre… !


Le weekend dernier c’était sortie à Bangre weoogo avec Cannavaro, Adama (dit Gaucher), Issaka, Sarah, Raïssa, Tall, Moya et moi. Bangre weoogo c’est un grand parc où l’on peut croiser des crocodiles et des écureuils. Des panneaux mettent en garde les promeneurs : si vous vous faites croquer, c’est votre faute hein ! Nous avons passé un super après midi de détente avec du thé et des gâteaux, confortablement installés sur nos nattes. Issaka, Raïssa, Gaucher, Sarah et moi avons commencé des partis de cartes sous les yeux du juge Cannavaro qui en fait ne comprenait pas tout mais rigolait bien. Une fois les gâteaux digérés nous avons sorti les raquettes pour des parties endiablées.

Issaka, Gaucher, Cannavaro et Raïssa (de gauche à droite)

Le dimanche fut consacré à une sortie au musée de Manega avec Sylvain Tall et Moya pour en savoir plus sur la ou plutôt les cultures Burkinabé. Les photos n’étant  pas les bienvenues votre meilleure chance de découvrir ce musée est encore de vous y rendre ;-) En bref, un weekend bien chargé qui a laissé place à la semaine des Universités des Thés… A suivre dans le prochain épisode !

Point Culture : Le titre de cet article est dédié à Floby, chanteur Burkinabé à qui j’ai repris la chanson « Ya boin » qui a fait ma renommée dans le quartier… Ou presque ! « Ya boin ? » en Mooré signifie « qu’est ce qu’il y a ? » ou « y a quoi ? », c’est une parole très utilisé par les Burkinabé qui, à chaque fois qu’ils la prononcent m’entendent reprendre en cœur la chanson de Floby !

google image (source)


The Dicton du Jour : Si des gâteaux tu as trop mangé, c’est aux raquettes qu’il faudra jouer !

samedi 11 avril 2015

Récit d'une virée en brousse

Pour le weekend de Pâques, et pour l'arrivée d'Eva, amie et ancienne volontaire en visite, excursion en brousse dans le village de Sylvain, Kaïbo. Au programme, repos, dégustation de mangues, repos, pintade grillée, repos… Vaste programme ! Nous arrivons le samedi en début d’après midi, nous allons saluer la famille bien entendu puis installation du campement. Et oui, c’est nuit à la belle étoile ici, ou plutôt à la belle lune qui était pleine et nous a bien éclairé toute la nuit ! Nous installons donc les nattes sous le manguier et partons manger le tô dans la famille. Nous profitons des dernières heures du jour pour prendre une petite douche dans un coin de la cour (se doucher de nuit est mal venu) avec un seau rempli par l’eau puisée à la fontaine un peu plus loin. Une fois rafraichis nous partons « en ville » saluer les amis de Sylvain et boire une bière. Malgré la fatigue, difficile de s’endormir car nos voisins de cour ont décidé d’écouter du coupé décalé jusqu’à 4h du matin !
Le soleil aussi rond et brillant que la lune

Arrivée au village
Kaïbo, village Mossi à côté de Manga


Les enfants nous souhaitent la bienvenue en faisant les malins devant l'appareil photo d'Eva

C’est donc après une courte nuit et un sandwich au sucre en guise de petit déjeuner que nous partons ramasser les mangues. Je grimpe au sommet des manguiers pour secouer les branches et faire tomber les plus mûres, une vraie partie de plaisir ! A notre retour un plat de riz gras avec poulet et poisson nous attend car en tant qu’invités la famille se doit de nous nourrir et comme c’est Pâques le repas est festif ! Une fois le ventre rassasié il faut aller à la tombe du père de Sylvain pour la prière… En Mooré. Nous qui avions révisé les "je te salue Marie" et "notre père" c'est loupé !
Avec Sylvain sur le chemin des manguiers

L'heure de la sieste !

Notre petit manguier, planté par Sylvain 10 ans plus tôt

Le lundi nous retournons ramasser les mangues pour en ramener une réserve à Ouaga. C’est aussi l’occasion d’une belle sieste sous (ou plutôt « dans ») le manguier ! Mais il ne faut pas trop trainer, une dernière pintade bien grillée et hop nous voici déjà repartis vers Ouaga. Au moment de partir, Jacques le grand frère de Sylvain essaye de négocier pour garder l’une de nous quatre (Sarah, Moya, Eva et moi) mais nous réussissons finalement à nous en tirer ;). Le retour se passe bien, les enfants de Sylvain qui sont rentrés avec nous s’endorment sur nos genoux : faites de doux rêves avant le retour à la vie citadine !
Enfin la vie citadine pour certains, quant à moi je repars à 6h du matin en brousse du côté de Koudougou et Tenado pour mon travail avec les groupements féminins. Deux jours très intenses, nous en oublions même de manger parfois, mais très intéressants ! La mobilisation des femmes des groupements féminins est impressionnante et cela donne envie de faire du bon travail pour les soutenir. Par contre la nuit imposssible de dormir car la chaleur est intense et il faut se lever presque toutes les heures se rafraichir… Enfin bref, c’est donc complètement crevée mais satisfaite que je rentre à Ouaga le mercredi soir : une vraie bonne nuit de sommeil me fera le plus grand bien !!

Culture de Moringa, plante aux bienfaits thérapeutiques bien connus ici

Où est Céline ? Au milieu du groupement de Tialgo qui cultivent le riz


The Dicton du Jour : S’allonger sous le manguier, rien de tel pour une sieste improvisée