Somewhere over the rainbow

jeudi 12 mars 2015

Point Culture

Voilà 3 semaines que je suis arrivée à Rimkiéta et depuis j’ai appris beaucoup de choses.
Le sens de l’accueil est marqué, lorsque l’on arrive quelque part, les personnes présentes souhaitent la bonne arrivée. Il est important de se saluer, toujours de la main droite. J’ai appris en Mooré les salutations qui consistent à demander comment va la santé, la famille, les activités, les enfants… Je m’exerce le matin quand je vais acheter du pain pour le ptit dèj avec la confiture de goyave.
La cour de la maison
Une autre chose qui est frappante est le statut de la femme qui est très différent. La femme est la propriété de l’homme et de nombreuses femmes ont besoin d’une autorisation maritale pour sortir le soir. Cependant, cela n'empêche pas les femmes d'avoir leur marge de manoeuvre, leur sphère sociale dont l'homme est à son tour exclu. En tant que femmes blanches nous avons cependant droit à une considération un peu différente. Lorsque l’on me demande si j’ai un compagnon en France et que je réponds par l’affirmative, ils sont tous estomaqués que celui-ci m’ait laissé venir au Burkina… Toute seule.
Au niveau de la nourriture, il faut laver les légumes et fruits avec un peu de javel pour éliminer les amides. Et les fruits et légumes ne manquent pas, ananas, oranges, bananes même si le choix sera moins diversifié le mois prochain, mois de la mangue. Le midi nous mangeons souvent au maquis (restaurant) où nous trouvons de l’atcheke : de l’igname avec du poisson grillé ; du to : boules de farines de maïs à tremper dans une sauce gluante ; du foutou (mon favoris) de l’igname pilé à tremper dans une sauce ; les alokos : bananes plantain ; le poulet entier des pieds à la tête ; le riz gras ou en sauce et puis la touche française de temps en temps comme le repas lasagnes ou la soirée tarte aux fraises et chantilly.

Lavage des légumes à la javel 



Le goutu Foutou
Préparation de Tô avec Abel !

Pour ce qui est de l’eau, c’est très important ici, lorsque quelqu’un nous rend visite (surtout SANS invitation) il faut toujours proposer un verre. Une fois des enfants ont sonné à la porte et ont dit « on demande l’eau ». La règle d’or d’hospitalité fait que je suis allé leur chercher de l’eau fraiche. Quant à moi, je ne dois pas boire l’eau non bouillie sans quoi le ventre en fait les frais. Il faut d’ailleurs se méfier des glaçons. Nous avons la chance d’avoir de l’eau à la maison mais la plupart des familles se rendent aux fontaines. Dans les coures se trouvent des calebasses remplies d’eau. Lorsque je visite des amis, ils veillent à acheter des sachets d’eau à 25Francs CFA pour moi.

Mission arrosage de jardin avec l'eau du puit


Calebasses remplies d'eau, accessible à tous

Mission lessive !



Concernant les moyens de locomotion, généralement on se déplace en moto. Pour ma part je conduis la P50 ou je prends le vélo et de temps en temps nous allons en ville en voiture et une fois en taxi. Les routes à Rimkiéta ne sont pas goudronnées donc la poussière est très… intrusive. Lorsque je passe dans la rue, les enfants m’interpellent « nassaara » ça signifie « le blanc ». Les jeux favoris des enfants sont les billes, faire rouler les pneus abandonnés en courant après, jouer à l’élastique. Pour les hommes adultes il y a les cartes, la pétanque et le thé. Je ne connais pas les activités des femmes qui sont moins facilement abordables.
Niveau vestimentaire il ne faut pas dévoiler ses genoux et un décolleté trop plongeant n’est pas bien vu. La plupart des femmes s’habillent avec un pagne que le couturier aura transformé en jupe, robe, pantalon, comme il plaira. Pour chaque occasion importante on fait un pagne et j’ai acheté celui du 8 mars, à l’occasion de la fête de la femme. J’en ai fait faire un pantacourt que je porterai pour l’occasion !


The Dicton du Jour : Etre nassara au Burkina, ça se vit, ça n’s’invente pas !

1 commentaire:

  1. Le dicton Ardéchois :
    Profites à fond du Burkina
    Car vite en France tu reviendras !

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