Somewhere over the rainbow

dimanche 10 mai 2015

As tu souffert de la chaleur ? Au contraire, j'en ai rempli mon coeur !

Et voilà c’est déjà fini le Burkina… En tout cas pour cette fois ! Le retour c'est toujours la partie la plus délicate dans un voyage, lorsque l'on flotte encore entre deux endroits : on voudrait ne jamais être partis et on est heureux d'être rentré. Pour faire face, rien de tel que d'en parler, de partager un ailleurs qui, hier encore, était son "ici"... Un petit bilan s’impose donc, voici un échantillon varié de ce que j’ai pu apprendre durant ces 3 mois.

J’ai appris à :

Danser l’Azonto, représentation devant près de 3 000 personnes à Rimkiéta la veille de mon départ… Gros succès !
- Manger avec les doigts sans s’en mettre de partout, un jeu d’enfant !
- Parler et comprendre quelques mots de Mooré
- Improviser des discours en freestyle
- Faire de la pâte à choux, des pancakes, du tian… Merci Sarah !
Travailler sous 40°c (et ça c’est pas de la tarte)
- Conduire une P50 sur les « routes » de Rimkiéta
- Ne pas s’attacher à un programme fixe, tout change sans arrêt il faut s’adapter
Me conduire en accord avec la culture Burkinabé, soit notamment ne pas faire remarquer aux hommes qu’ils ont besoin des femmes et être conscient que toute invitation est financière… Mais aussi donner des nouvelles régulièrement, rigoler, boire le thé, boire la bière, manger du poulet au maquis, et plus si affinité !
- J’en passe et des meilleures !!

Merci pour ça et bien plus encore, tout particulièrement à Sarah, complice de crime, Sylvain, camarade de maquis, Denis, faiseur de thé officiel, Rosalie, ma maman Burkinabé, Tall, roi de l’impro et le reste de l’équipe de la MJCA, Maison des Jeunes, des Cultures et des Associations, de Rimkiéta.

Bonne arrivée en France !


The Dictons du Jour : Passer 3 mois au Burkina, épanoui(e ) tu reviendras !

mardi 5 mai 2015

Un marathon d'évènements

 Les dernières semaines de mon séjour à Rimkiéta ont été chargées, et pour cause 7 jours pour les Universités des Thés suivis de la préparation des 2 jours de fête de quartier qui s’est terminée la veille de mon départ !

A la demande des femmes du Centre d’Education de Base Non Formelle (Cebnf) de l’association  la semaine des Universités des Thés a été organisée. Une semaine dédiée aux femmes sur le thème de l’autonomisation de la femme avec des conférences le matin, des ateliers de théâtre et de journalisme l’après midi et deux soirs consacrés à des projections débats. Cette semaine bien remplie a permis de sensibiliser et renseigner les femmes venant en nombre aux conférences ! En conclusion, voici une très belle semaine clôturée le dimanche avec la restitution des ateliers et la remise des diplômes d’alphabétisation aux femmes du Cebnf. Les Universités des Thés 2015 ont ouvert la porte à de nombreuses éditions futures !

Conférence sur le tissage et la teinture
L'intervenant sur le tissage

Concours de dictée/lecture en Mooré

L'atelier de théâtre

Le tout dans la joie et la bonne humeur
Sous l'oeil bienveillant de Maman Rosalie


Le grin des femmes
Détente autour d'un thé, ou d'un café avec des petits sablés

Après cette semaine éprouvante nous commençons les préparatifs pour la fête de quartier. Habituellement organisée au moment de Pâques pendant 4 jours, cette année la fête a bien failli ne pas avoir lieu et c’est finalement les 1 et 2 mai que Rimkiéta’arts se met en place ! Réunions d’équipe, envoie d’invitations, location de matériel, décoration du site… Du lundi au jeudi soir tout le monde s’active à la bonne réussite de l’évènement. J’ai décidé de mettre mon travail universitaire de côté pour jouer au joker et aider à droite à gauche. Résultat, malgré les ampoules plein les mains, les poteaux portant les fanions et les barrières de pneus sont installés, les tentes montées, la fête peut commencer !

Les enfants en train de jouer sur le site de la fête

 Le premier soir il y a la parade des enfants des ateliers artistiques et des écoles qui défilent joyeusement en brandissant leurs banderoles. S’ensuit l’inauguration, une réussite parait il, mais mon rôle à l’accueil des invités m’empêche de suivre le spectacle et ça n’est qu’une fois tout le monde arrivé que je peux m’approcher de la scène… Avant d’être réquisitionnée pour le ravitaillement sécurité. Ce soir là commence par les spectacles des enfants avant les prestations adultes, essentiellement du playback.

Mise en place de la parade

Prêts, feu, GOOO !

Musiciens et marionnettistes accompagnent la parade. De leur côté les enfants chantent à tue tête !
Le cortège soulève une impressionnante montagne de poussière, mieux vaut un foulard pour s'en protéger.
J’ai beaucoup plus profité du deuxième soir, les enfants des ateliers avaient tous préparer un petit spectacle après quoi les membres de la MJCA ont proposé un spectacle surprise : nous avons préparé une petite chorégraphie qui aura un franc succès. Et oui, c’est pas tous les jours qu’on voit danser des nasara !! Avec cela nous ouvrons la scène adulte avec des musiciens, des marionnettistes, des humoristes, des chanteurs et le parrain Bill Aka Kora en live, un des meilleurs artistes du Burkina Faso… Excellente soirée qui a duré jusqu’aux 3h du matin parce que bien sûre des artistes surprises sont venus proposer des spectacles en cours de soirée, une occasion en or pour se faire repérer !

Modeste et Tall à l'animation
Les enfants du dessin présentent le travail en histoire



L'équipe MJCA sur scène !
Côté adulte, musique traditionnelle


Danse et marionnettes

Playback

Et encore playback jusqu'à...
Bill Aka Kora en pleine prestation !


The Dicton du Jour : Il n'y a pas d'endroit ni d'heure pour la bonne humeur !


mardi 21 avril 2015

Ya Boin ? Ya Boin ? Ya Boin Boin Boin ?

La semaine passée a été l’occasion pour moi de terminer de rassembler mes données pour mon mémoire (parce que ça n’en a peut être pas l’air mais je travaille !). L’une des choses merveilleuses ici c’est la disponibilité des gens et la facilité avec laquelle on peut obtenir un rendez-vous avec des inspecteurs, directeurs généraux de services, ministères… Et il faut dire que la période de transition politique que traverse le pays après la démission forcée de Blaise Compaoré facilite certaines démarches. Malgré des semaines bien chargées, une fois le weekend arrivé il faut aussi penser à se détendre… !


Le weekend dernier c’était sortie à Bangre weoogo avec Cannavaro, Adama (dit Gaucher), Issaka, Sarah, Raïssa, Tall, Moya et moi. Bangre weoogo c’est un grand parc où l’on peut croiser des crocodiles et des écureuils. Des panneaux mettent en garde les promeneurs : si vous vous faites croquer, c’est votre faute hein ! Nous avons passé un super après midi de détente avec du thé et des gâteaux, confortablement installés sur nos nattes. Issaka, Raïssa, Gaucher, Sarah et moi avons commencé des partis de cartes sous les yeux du juge Cannavaro qui en fait ne comprenait pas tout mais rigolait bien. Une fois les gâteaux digérés nous avons sorti les raquettes pour des parties endiablées.

Issaka, Gaucher, Cannavaro et Raïssa (de gauche à droite)

Le dimanche fut consacré à une sortie au musée de Manega avec Sylvain Tall et Moya pour en savoir plus sur la ou plutôt les cultures Burkinabé. Les photos n’étant  pas les bienvenues votre meilleure chance de découvrir ce musée est encore de vous y rendre ;-) En bref, un weekend bien chargé qui a laissé place à la semaine des Universités des Thés… A suivre dans le prochain épisode !

Point Culture : Le titre de cet article est dédié à Floby, chanteur Burkinabé à qui j’ai repris la chanson « Ya boin » qui a fait ma renommée dans le quartier… Ou presque ! « Ya boin ? » en Mooré signifie « qu’est ce qu’il y a ? » ou « y a quoi ? », c’est une parole très utilisé par les Burkinabé qui, à chaque fois qu’ils la prononcent m’entendent reprendre en cœur la chanson de Floby !

google image (source)


The Dicton du Jour : Si des gâteaux tu as trop mangé, c’est aux raquettes qu’il faudra jouer !

samedi 11 avril 2015

Récit d'une virée en brousse

Pour le weekend de Pâques, et pour l'arrivée d'Eva, amie et ancienne volontaire en visite, excursion en brousse dans le village de Sylvain, Kaïbo. Au programme, repos, dégustation de mangues, repos, pintade grillée, repos… Vaste programme ! Nous arrivons le samedi en début d’après midi, nous allons saluer la famille bien entendu puis installation du campement. Et oui, c’est nuit à la belle étoile ici, ou plutôt à la belle lune qui était pleine et nous a bien éclairé toute la nuit ! Nous installons donc les nattes sous le manguier et partons manger le tô dans la famille. Nous profitons des dernières heures du jour pour prendre une petite douche dans un coin de la cour (se doucher de nuit est mal venu) avec un seau rempli par l’eau puisée à la fontaine un peu plus loin. Une fois rafraichis nous partons « en ville » saluer les amis de Sylvain et boire une bière. Malgré la fatigue, difficile de s’endormir car nos voisins de cour ont décidé d’écouter du coupé décalé jusqu’à 4h du matin !
Le soleil aussi rond et brillant que la lune

Arrivée au village
Kaïbo, village Mossi à côté de Manga


Les enfants nous souhaitent la bienvenue en faisant les malins devant l'appareil photo d'Eva

C’est donc après une courte nuit et un sandwich au sucre en guise de petit déjeuner que nous partons ramasser les mangues. Je grimpe au sommet des manguiers pour secouer les branches et faire tomber les plus mûres, une vraie partie de plaisir ! A notre retour un plat de riz gras avec poulet et poisson nous attend car en tant qu’invités la famille se doit de nous nourrir et comme c’est Pâques le repas est festif ! Une fois le ventre rassasié il faut aller à la tombe du père de Sylvain pour la prière… En Mooré. Nous qui avions révisé les "je te salue Marie" et "notre père" c'est loupé !
Avec Sylvain sur le chemin des manguiers

L'heure de la sieste !

Notre petit manguier, planté par Sylvain 10 ans plus tôt

Le lundi nous retournons ramasser les mangues pour en ramener une réserve à Ouaga. C’est aussi l’occasion d’une belle sieste sous (ou plutôt « dans ») le manguier ! Mais il ne faut pas trop trainer, une dernière pintade bien grillée et hop nous voici déjà repartis vers Ouaga. Au moment de partir, Jacques le grand frère de Sylvain essaye de négocier pour garder l’une de nous quatre (Sarah, Moya, Eva et moi) mais nous réussissons finalement à nous en tirer ;). Le retour se passe bien, les enfants de Sylvain qui sont rentrés avec nous s’endorment sur nos genoux : faites de doux rêves avant le retour à la vie citadine !
Enfin la vie citadine pour certains, quant à moi je repars à 6h du matin en brousse du côté de Koudougou et Tenado pour mon travail avec les groupements féminins. Deux jours très intenses, nous en oublions même de manger parfois, mais très intéressants ! La mobilisation des femmes des groupements féminins est impressionnante et cela donne envie de faire du bon travail pour les soutenir. Par contre la nuit imposssible de dormir car la chaleur est intense et il faut se lever presque toutes les heures se rafraichir… Enfin bref, c’est donc complètement crevée mais satisfaite que je rentre à Ouaga le mercredi soir : une vraie bonne nuit de sommeil me fera le plus grand bien !!

Culture de Moringa, plante aux bienfaits thérapeutiques bien connus ici

Où est Céline ? Au milieu du groupement de Tialgo qui cultivent le riz


The Dicton du Jour : S’allonger sous le manguier, rien de tel pour une sieste improvisée

vendredi 20 mars 2015

Journée de la Femme

Le dimanche 8 mars c’était la journée internationale de le Femme et autant dire qu’au Burkina Faso c’est un évènement ! Pour fête l’occasion nous décidons d’aller manger au restaurant en ville, avec des amies des quatre coins de la terre. Nous avons presque toutes revêtu nos pagnes aux couleurs de la journée de la femme et entre deux coupures (de courant) nous passons une excellente soirée. Nous décidons ensuite de retrouver les garçons pour faire un billard et aller danser… Le coupé décalé dans les boîtes de nuit, on a bien rit !

Mais ça n’est pas fini, car les femmes du cebnf qui suivent les cours d’alphabétisation ont décidé d’organiser une petite fête le dimanche qui suit, le 15, mettant la femme à l’honneur. Au programme course de vélo, djandjoba (sono, danse traditionnelle Mossi) et repas : macaronis au gras. Pour la course, levé 6h, il faut inscrire les femmes, mettre les dossards et je suis chargée de la sécurité avec Nadège, une des femmes de l’alphabétisation. Afin de bloquer le passage des routes nous agitons nos foulards et les motos et charrettes s’arrêtent pour regarder passer les femmes, des groupes d’enfants se forment autour de nous. Au bout de 20 minutes c’est déjà terminé, ça ne rigole pas les femmes burkinabé sur un vélo ! Nous rentrons faire une petite sieste avant la remise des prix et la fête en fin de journée.
Belles émotions, belle ambiance, voilà une fête qui mériteraient plus d’attention en France ;)









Et pour rester dans le thème des femmes, voici un petit aperçu de ma mission avec les groupements féminins de Tenado, en brousse ! Lors du premier séjour nous avons discuté avec 10 groupements et sur le retour panne de voiture… Cette fois ci nous sommes venus en bus, départ à 5h30 du matin pour arriver là bas à 8h30. Cette dernière réunion a regroupé plus de 130 femmes avec lesquelles nous avons pu échanger pendant plusieurs heures autour de l’organisation des groupements et surtout les difficultés rencontrées. Ce fut un moment très riche en informations et clôturé en beauté par la dégustation du tô.


The Dicton du Jour : Quand les femmes sont à l’honneur, c’est toujours avec bonne humeur !

jeudi 12 mars 2015

Point Culture

Voilà 3 semaines que je suis arrivée à Rimkiéta et depuis j’ai appris beaucoup de choses.
Le sens de l’accueil est marqué, lorsque l’on arrive quelque part, les personnes présentes souhaitent la bonne arrivée. Il est important de se saluer, toujours de la main droite. J’ai appris en Mooré les salutations qui consistent à demander comment va la santé, la famille, les activités, les enfants… Je m’exerce le matin quand je vais acheter du pain pour le ptit dèj avec la confiture de goyave.
La cour de la maison
Une autre chose qui est frappante est le statut de la femme qui est très différent. La femme est la propriété de l’homme et de nombreuses femmes ont besoin d’une autorisation maritale pour sortir le soir. Cependant, cela n'empêche pas les femmes d'avoir leur marge de manoeuvre, leur sphère sociale dont l'homme est à son tour exclu. En tant que femmes blanches nous avons cependant droit à une considération un peu différente. Lorsque l’on me demande si j’ai un compagnon en France et que je réponds par l’affirmative, ils sont tous estomaqués que celui-ci m’ait laissé venir au Burkina… Toute seule.
Au niveau de la nourriture, il faut laver les légumes et fruits avec un peu de javel pour éliminer les amides. Et les fruits et légumes ne manquent pas, ananas, oranges, bananes même si le choix sera moins diversifié le mois prochain, mois de la mangue. Le midi nous mangeons souvent au maquis (restaurant) où nous trouvons de l’atcheke : de l’igname avec du poisson grillé ; du to : boules de farines de maïs à tremper dans une sauce gluante ; du foutou (mon favoris) de l’igname pilé à tremper dans une sauce ; les alokos : bananes plantain ; le poulet entier des pieds à la tête ; le riz gras ou en sauce et puis la touche française de temps en temps comme le repas lasagnes ou la soirée tarte aux fraises et chantilly.

Lavage des légumes à la javel 



Le goutu Foutou
Préparation de Tô avec Abel !

Pour ce qui est de l’eau, c’est très important ici, lorsque quelqu’un nous rend visite (surtout SANS invitation) il faut toujours proposer un verre. Une fois des enfants ont sonné à la porte et ont dit « on demande l’eau ». La règle d’or d’hospitalité fait que je suis allé leur chercher de l’eau fraiche. Quant à moi, je ne dois pas boire l’eau non bouillie sans quoi le ventre en fait les frais. Il faut d’ailleurs se méfier des glaçons. Nous avons la chance d’avoir de l’eau à la maison mais la plupart des familles se rendent aux fontaines. Dans les coures se trouvent des calebasses remplies d’eau. Lorsque je visite des amis, ils veillent à acheter des sachets d’eau à 25Francs CFA pour moi.

Mission arrosage de jardin avec l'eau du puit


Calebasses remplies d'eau, accessible à tous

Mission lessive !



Concernant les moyens de locomotion, généralement on se déplace en moto. Pour ma part je conduis la P50 ou je prends le vélo et de temps en temps nous allons en ville en voiture et une fois en taxi. Les routes à Rimkiéta ne sont pas goudronnées donc la poussière est très… intrusive. Lorsque je passe dans la rue, les enfants m’interpellent « nassaara » ça signifie « le blanc ». Les jeux favoris des enfants sont les billes, faire rouler les pneus abandonnés en courant après, jouer à l’élastique. Pour les hommes adultes il y a les cartes, la pétanque et le thé. Je ne connais pas les activités des femmes qui sont moins facilement abordables.
Niveau vestimentaire il ne faut pas dévoiler ses genoux et un décolleté trop plongeant n’est pas bien vu. La plupart des femmes s’habillent avec un pagne que le couturier aura transformé en jupe, robe, pantalon, comme il plaira. Pour chaque occasion importante on fait un pagne et j’ai acheté celui du 8 mars, à l’occasion de la fête de la femme. J’en ai fait faire un pantacourt que je porterai pour l’occasion !


The Dicton du Jour : Etre nassara au Burkina, ça se vit, ça n’s’invente pas !

vendredi 27 février 2015

L'anecdote

Jeudi matin, je me lève à 7h30, j’ai du pain sur la planche : un entretien à retranscrire, des observations à recopier et des articles à lire. Pour ça j’ai prévu de rester à la maison avant d’aller au cours d’alphabétisation dans l’après midi. Mais à 9h Sarah reçoit un coup de téléphone : il y a un évènement de récupération des déchets plastiques à l’hippodrome dont la cérémonie d’ouverture est à 10h. Estelle, qui travaille pour l’association s’est proposé marraine et à demandé à Yasmina la directrice de s’y rendre. Or celle-ci appelle pour dire qu’elle ne pourra pas s’y rendre et que quelqu’un doit y aller, ils ont besoin d’une blanche. Je suis donc désignée volontaire et Tall et moi partons pour la cérémonie. Nous entrons, il y a près de 500 personnes, la plupart sont des femmes du coin mais il y a aussi les chefs coutumiers et représentants ministériels et administratifs. La présidente de l’évènement est absolument ravie de me voir et elle insiste pour que je dise quelques mots. Moi, je me demande ce que je fabrique ici et je demande à Tall un petit briefing de la situation. Il me dit que l’association réunit les femmes autour des questions d’hygiène et de santé et qu’elle a l’air d’être dans un réseau et en gros je suis la représentante de la marraine donc il faut que je leur apporte mon soutien et mes encouragements. Bon et bien on va faire avec ça ! On m’appelle je me lève et vais récupérer le micro de la main DROITE. Aussi sûre de moi que possible je salue tout le monde, reçois des applaudissements et exprime mon soutien dans cette belle initiative (dont je viens d’apprendre les grandes lignes). Je remets ensuite le micro à Tall qui traduit et nous retournons nous assoire.


Voilà quelque chose de bien singulier, si j’avais su que ma matinée allait tourner comme ça ! Enfin maintenant je me dis que j’ai bien un certain talent d’improvisation quelque part, merci papa, merci l’Afrique ;)

The Dicton du Jour : Le matin quand tu es prêt à te lever, prépare toi à TOUTE éventualité !

lundi 16 février 2015

Une semaine bien chargée

Ma première semaine à Rimkiéta, quartier périphérique de Ougadougou se termine, et on peux dire que je ne me suis pas ennuyée !

Le lundi matin, 8h réunion d’équipe, c’est l’occasion pour moi de rencontrer tous le monde : Joël, Margot, Ablassé, Djénéba, Delphine, Madame Kafando, Maman Rosalie, Modeste, Sylvain, et Tall et Denis que je connaissais déjà. Tous sont burkinabés et même « Rimkiétains » dans l’âme et la réunion est animée.
Le mardi nous allons en ville, à 6 six dans la petite voiture nous décollons avec Sarah, Denis, Mme Kafando, Moya, Sylvain et moi. Sylvain et moi devons aller acheter une clé internet et une carte pour le téléphone mais  une chose après l’autre nous n’avons plus le temps car il faut rentrer avant la nuit et la nuit ici c’est 18h30. D’ailleurs, à partir de 15h on dit « bonsoir » : « ne y zabre » et au delà de 18h c’est « bonne nuit » : « ne y yungo ».

Arrive mercredi, je me rends le matin aux études libres pour un cours de Mooré avec Maman Rosalie. Et à 18h c’est initiation à l’anglais pour les primaires avec Moya, c’est l’occasion pour moi de rencontrer des enfants et de les aider avec leurs devoirs d’anglais.

Jeudi c’est atelier couture à 8 :30 pour les jeunes déscolarisés. J’enchaîne en allant voir Delphine qui fait une activité lecture avec les petits maternelles au terrain. L’après midi, je suis avec Tall nous rendons visite à toutes les activités et j’en profite pour passer chez le tailleur faire couper mon pagne du 8 mars, la journée de la femme.



Se lever vendredi matin est un peu dur, la fatigue se fait sentir ! Le programme est d’accompagner Denis et Delphine faire la promotion de la bibliothèque dans les écoles primaires et secondaires. L’après midi c’est cours d’alphabétisation puis visite chez Cannavaro qui me demande pour le thé.

Un collège, bien différent de la France !

Maman Rosalie qui donne le cours d'alphabétisation aux femmes

Pour le weekend, je vous laisse découvrir les marionnettes géantes et le festival en images !

Samedi :


Absence de fanfare, no problem les enfants s'en chargent !
Et voici les grandes marionnettes de Boromo dans les rues de Rimkiéta 

Dimanche :
En route pour la cloture du festival "Rendez-vous chez Nous" à 25 dans un bus pour 12

Un conteur "il y a 50 000 milliards de types de vols, 50 000 milliards de façon de voler"

Les Grands échassiers du Togo

The Dicton du Jour : Si tu es fatigué(e), passes chez Cannavaro pour un bon verre de thé ; et si des gens te manquent, joues donc à la pétanque !